Tous les bonheurs du monde

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Pour cette édition 2008, les organisateurs des fêtes maritimes de Douarnenez ont choisi de proposer une programmation artistique de très grande qualité. Cette tâche passionnante a été confiée à Philippe Violanti de la société Acqua Viva Production.

« … Si on devait définir la programmation artistique de ce grand rendez-vous, on pourrait l'écrire ainsi : dense et festive, sensible et drôle, créative et généreuse. Dit autrement, elle est un gai mélange de jeunes pousses et de vieux loups de mer, de théâtre de rue, de musiques et de chansons, de déambulations, de scènes et de moments impromptus, de plasticiens qui voient grand et loin, de cœurs disponibles et de traditions. Dans ce panier à talents sans retenues, on y croise : l'énergie de nos contrées celto-bigoudo-douarneno-à-sang-chaud, l'énergie de contrées plus lointaines, le parfum de la mer, du sel, et des sardines à l'huile, l'émotion sur la fleur de peau et le débraillé des gosiers bavards, le rire qui réchauffe, raconte et pète le feu, la gravité des êtres et la fraîcheur des bonheurs simples, la bonne franquette et le pied bagadou, la poésie en images et sur les lèvres, la fragilité sur scène et le courage à deux mains, le goût de l'autodérision et des caractères trempés. Et toute la panoplie que nous offre la vie pour un festival d'artistes, de bateaux et de marins sur le pont... »


Petit tour d'un vaste horizon avec plus de 50 spectacles, 150 représentations, 450 intervenants et artistes viendront enchanter les publics de 7 à 107 ans du 17 au 20 juillet à Douarnenez. Tous les genres et toutes les formes s'y donnent rendez-vous. Difficile dès lors devant cette programmation d'en donner le détail:

Tout d'abord, en maître de cérémonie : Calixte de Nigremont - «Flatteur éhonté, arbitre des élégances, expert en savoir-vivre, courtisan rompu aux plus viles bassesses, et d'une mauvaise foi sans égal dès lors qu'il s'agit d'avoir le dernier mot, Calixte de Nigremont, en un tournemain, redore un blason, embellit une banalité, flatte ses contemporains tous azimuts et a réponse à tout, se pliant avec bonhomie aux exercices mondains les plus périlleux ». Il est le fil rouge, le monsieur loyal de la fête.
Ensuite, «Hommage à Georges Perros», l'écrivain des Papiers collés, une création de Temps Fête à Douarnenez 2008 qui réunira Manu Lanhuel, Christophe Miossec, Jacques Pellen et Didier Squiban. C'est l'un des points d'orgue de la fête. Toujours du côté de l'émotion, ne pas manquer le Chant des Sardinières, coup de cœur de l'Académie Charles Cros, le magnifique Michel Aumont et sa clarinette «armorigène», ni la grande guitariste classique Nelly Decamp... Dans une tonalité franchement hilare et d'une autre planète : deux grands clowns atypiques que sont Django Edwards et Laura Herts dans « Classic Duo », Le Termaji Tour de Ronan Tablantec, Peach, un des maîtres de la rue, Le Photoflamme de Cirkatomik, Goyat et Pencalet, le duo comique douarneniste…
Et puis il y a les racines celtes d'au-delà la Bretagne. Avec Declan de Barra, les Churchfitters et ces voix irlandaises qui vous transportent, Gordon Mac Arthur, pipe band à lui tout seul… Bien sûr, on croisera des chants de marins et de la musique traditionnelle : Djiboudjep, Michel Tonnerre et ses chants de la mer, le Ténor de Brest, Vent de Noroise, les Gabiers de l'Odet, les Chœurs d'Yport, Rêve de mer, et bien d'autres…
Et encore de la chanson française, réaliste et/ou un brin déjantée avec Aël, Stéphane Barrière et ses Folies ordinaires, Les Blérots de Ravel, les Vieilles Pies, Une petite pause, Raggalendo… Et des fanfares, et Patxi eta konpainia, groupe de chants et danses basques, et Les Trompettes du Mozambique, et FDB, et des bagads, des batucadas, du jazz, du blues… Du théâtre de rue encore avec la Compagnie des Quidams et leur Rêve d'Herbert, un ballon dirigeable au milieu des bateaux, et en conclusion un formidable feu d'artifice, vrai de vrai et énorme, promis, mieux qu'à Cannes.
Et enfin, 100 femmes africaines, c'est-à-dire 100 magnifiques sculptures drapées, installées sur le môle du port du Rosmeur par le plasticien Guy Lorgeret. A l'autre bout du site, après la cale raie et son bateau scène, 15 grandes chaises de 5 mètres de haut, d'un autre plasticien, Pierre Surtel, face à la mer, sur le quai et dans l'eau, comme une invitation à regarder loin…