Programme pour les enfants – les 23, 24 et 25 juillet – 11h – auditorium
Vendredi et dimanche : Enez Black Mor, Jean-François LAGUIONIE
Samedi : compil de la Mer - Courts Métrages pour enfants (dès 3 ans !)
Le 21 juin 2010
En collaboration avec la Cinémathèque de Bretagne, Temps Fête 2010 propose une programmation qui affirme son ambition de marier diversité, enrichissement culturel et divertissement populaire.
Du cinéma pour petits et grands, tous les jours à l'auditorium.
Le 22 juillet 2010 – 20h – auditorium
Les enfants et l'océan
Pour fêter l'ouverture des Fêtes Maritimes et la thématique des enfants, deux films seront proposés : Les Enfants dauphins de Félix et Nicole Le Garrec (26 min, 1990) et Les Enfants de l'Erika d'Emmanuel Audrain (52 min, 2000).
A dix ans d'intervalles ces films présentent des regards originaux et engagés d'enfants face au milieu marin. Dans le premier, c'est un groupe d'enfants qui nous emporte dans un voyage initiatique et dans une véritable expérience de vie, à bord du Fleur de Lampaul, à la poursuite des cétacés au large des Canaries. Un film composé comme un journal de bord : intime et touchant.
Le deuxième film se révèle plus militant et met le spectateur face aux témoignages et à la colère d'enfants de Guérande et de l'île de Groix, qui voient leur espace de vie et leur aire de jeu souillé par la marée noire de l'Erika, en 2000 : désarroi face à la catastrophe, mais aussi obstination pour que cela ne se reproduise plus jamais.
Le 23 juillet 2010 – 19h30 et 21h00 – auditorium
Soirée spéciale : La Cinémathèque de Bretagne à l'île de Sein.
La Cinémathèque de Bretagne vous emmène vers les îles bretonnes. Nous voguerons plus précisément vers l'île de Sein avec la projection exceptionnelle, en avant-première de La Mer et les Jours de R. Vogel et A. Kaminker (20 min). Ce film de 1958, récemment restauré, est très attendu par les iliens car il est une véritable chronique de la vie insulaire. Il suit les Sénans dans leur quotidien, a réussi à rentrer dans leur intimité comme dans leur confrontation continue, et parfois tragique, aux éléments. Ce film a une histoire lourde de sens puisqu'un de ses réalisateurs est mort, pendant le tournage, alors qu'il participait au sauvetage de naufragés.
La Cinémathèque profitera de cette soirée spéciale pour présenter des films d'archives amateurs qu'elle conserve, et tournés sur l'île de Sein dans les années 50. Finis Terrée avec ceux de Sein (1957), Ar Groac'h (1958) de Roger Dufour qui retracent la dure vie des gardiens de phares du raz de Sein, ou Ile de Sein, 20 juillet 1952 d'Etienne Legrand qui évoque la vie religieuse des Sénans après-guerre. Des documents qui, rassemblés, représentent tous autant un témoignage marquant sur les usages de la vie insulaire.
Le 24 juillet 2010 - 20h - auditorium
Portraits d'îliens
Le samedi soir sera l'occasion de dresser des portraits originaux d'îliens, ou plutôt de parler d'intégration. Face à face, deux histoires d'immigrations sur les îles, avec des personnages qui y sont restés pour le pire comme pour le meilleur.
Vingt ans à Molène, jamais Molénais, de Véro Pondaven (2003, 52 min), est un portrait drôle et acide de Philippe Richard, secrétaire de mairie de l'île Molène, qui s'est installé sur l'île voici plus de vingt ans. Un regard sur les « autres » que l'on subit, que l'on aime, sentiments exacerbés sur un territoire quasi restreint.
L'immigration sur les îles, c'est aussi l'histoire d'étrangers venus chercher du travail en France. Moradores, de Jeanne Dressen ( 2007, 52 min) raconte cette histoire en suivant les pas de Portugais qui, fuyant le régime de Salazar, se sont retrouvés par hasard sur l'île de Groix pour construire un barrage, et pour finalement y faire leur vie.
Le 25 juillet 2010 - 20h – auditorium
L'île d'Yeu vue par Patrice Gérard
La séance du dimanche mettra en valeur le travail d'un cinéaste fasciné par les îles. Patrice Gérard a à peu près tourné sur toutes les îles du Ponant, avant de poser définitivement ses bagages sur l'île Vendéenne.Il en a ressorti autant de portraits différents que d'histoires fascinantes.
Ce dimanche sera l'occasion de projeter sa première réalisation, A d'Yeu Vat (2000, 13 min). Ce film, à l'image de son île, est empreint de bonheur, de bonne humeur et de joie. Il relate l'histoire de son arrivée sur l'île comme celle d'une aventure notoire.
Main basse sur l'île d'Yeu (2008, 52 min), traite de l'île d'Yeu sous un angle plus problématique : celui de la question immobilière. À travers la vie d'un pêcheur, d'un agent immobilier, d'une municipalité, le film montre comment le tourisme a pris le pas sur l'ensemble des autres activités qui faisait de l'île une collectivité soudée.