Compte-rendu jeudi 19 juillet

Boutons de guetre et jours de fete

C’est avec un peu d’avance que la grande parade est arrivée en vue de l’île Tristan, première des vigies du port du Rosmeur. Grâce à un vent d’ouest encore assez soutenu, les premières unités se sont présentées dès 14h30 devant la jetée du port de Douarnenez où les attendait un public déjà venu en nombre.

img 4511C’est parti ! Avec, comme promis, une arrivée en fanfare. Tous les cuivres de Zébaliz, A bout de Souffle et autres ont été mobilisés pour inaugurer le début de Temps Fête, tandis que le bagad de Lann Bihoué faisait écho depuis la mer. Petit à petit, chacun est venu prendre sa place à quai et le joyeux désordre s’est transformé comme par magie en un ordonnancement presque parfait.

La goélette Oban en éclaireur

Il y avait foule sur les quais pour écouter les commentaires éclairés de Jacques Blanken et Michel Philippe décortiquant chaque unité de la figure de proue à l’étambot de safran. C’est la goélette néerlandaise Oban qui a eu les honneurs d’ouvrir le bal de la cité Pen Sardinn. Soleil et cumulus bienveillants venaient donner du relief à la grande parade avec en prime le début des grandes manœuvres. Assister à l’accostage de l’Etoile, de la Belle Poule ou de l’Earl of Pembroke a toujours un caractère spectaculaire : de la précision des ordres et de la capacité de l’équipage à réagir dans le ton juste va dépendre une esthétique qui n’appartient jamais qu’aux grands voiliers. Quand le spectacle est rehaussé par le ballet des canots voile aviron, des bateaux de la belle plaisance ou des barques catalanes venus inonder de couleurs le port du Rosmeur, le temps passe vite, parfois trop pour le public.

 

L’accueil des équipages à l’honneur

Point névralgique de la fête, l’accueil des équipages est aujourd’hui le centre des attentions. C’est ici que les marins viennent rechercher leur livret d’accueil et leur cadeau de bienvenue. A 16h30, le ténor de Brest et Dizzy Gil Riot ont animé la grande tente où flottait déjà une ambiance conforme à la tradition d’accueil de Douarnenez. Avec un cadeau de bienvenue exceptionnel pour cette édition 2012. Dimanche, les équipages présents pourront participer à un tirage au sort qui désignera quatre finalistes qui participeront à un quizz ludique mais profondément maritime. Le vainqueur repartira avec Anapola, un Camin du Havre construit par les Ateliers de l’Enfer. Mais tous les soirs, l’accueil équipages sera le lieu du traditionnel PPVR (Pain, Pâté, Vin Rouge), un facteur d’ambiance non négligeable à consommer avec modération pour certains de ses ingrédients.

Café des gens de mer : aventure polaire et transmission orale

Mais Temps Fête sur Douarnenez, c’est aussi un univers de rencontres, d’invités qui ne se mouchent pas du col. Dans ces rendez-vous, l’amitié, l’attachement au caractère profondément spécifique de la fête sont essentiels.

Ainsi le Café des Gens de Mer réunira demain Ghislain Bardout et Emmanuelle Périé (Under the Pôle) et Rémy Marion, photographe des mondes polaires. Ces trois-là se connaissent et s’apprécient mais n’ont que peu de temps pour se rencontrer, temps Fête va être l’occasion de les réunir pour une rencontre qui ne devrait pas manquer de sel.

C’est la même démarche qui unit les participants autour de la rencontre sur la transmission orale. Tous ceux sont profondément attachés à la notion de mémoire collective, depuis la parole recueillie jusqu’aux chants de marins qu’on répète de bar en entrepont de navire. A l’occasion des 40 ans de Datsum, le débat promet d’être essentiel.

C’est encore cet attachement à un certain état d’esprit qui a permis la rencontre entre temps Fête et Bertrand de Broc, futur participant du Vendée Globe qui viendra ici faire partager son projet au plus grand nombre. Avec chaque jour, pour les nouveaux souscripteurs, une tombola avec la possibilité d’un embarquement aux côtés du navigateur sur son voilier.

Métissage en musique

Ce soir, la scène de l’horloge inaugurera la série des grands concerts de cette édition 2012. Badume’s band et Selamesh Zéméné feront balancer le port au rythme des musiques hypnotiques d’Addis Adeba, relayées ensuite par Officina Zoe qui a fait redécouvrir à l’Italie puis à l’Europe entière, le renouveau de la Pizzica.

Ce sera aussi l’occasion de découvrir les éclairages de Philippe Berthomé, homme de théâtre imprégné de culture intimiste qui a fait le pari de donner la lumière en cadeau aux navires amarrés dans le port du Rosmeur.

(en savoir plus : http://www.tempsfete.com/index.php/programmation/philippe-berthome )

 

Les temps forts de vendredi 20 juillet

-       9h30 Point presse en présence de Bertrand de Broc (PC Presse – près de l’Abri du Marin)

-       11h00 Inauguration officielle de Temps Fête 2012 à bord de l’Etoile en présence de Sam Davies, marraine de Temps Fête 2012

-       14h30 Café des Gens de Mer : l’aventure polaire

-       15h00 défi des cotres pilotes (commentaires depuis le môle du Rosmeur)

-       15h15 scène de l’Horloge : les Pirates

-       16h30 Café des Gens de Mer : la transmission orale

-       19h00 Parade des Vaurien dans le port

-       21h45 Scène de l’Horloge : Erik Marchand et Rodolphe Burger

-       23h45 Scène de l’Horloge : the Octopus

Compte-rendu du vendredi 20 juillet

 Marins, marraine et fetes royales

C’est à bord de la Belle Poule qu’a été lancée officiellement l’édition 2012 de temps Fête. Même si la soirée de la veille augurait déjà de la réussite de l’esprit festif, cette journée du vendredi 20 juillet la confirme avec éclat. Grand soleil et vent ont accompagné les marins qui ont offert un spectacle somptueux. Sur les quais, entre Café des Gens de Mer, fanfares, animations pour grands et petits, les spectateurs n’ont que l’embarras du choix. En attendant les grands concerts du soir.

Cc de manoeuvres 04Il fallait bien que l’esprit frondeur de Douarnenez se manifeste jusque dans les détails. A 11 heures tapantes, Loïc Hénaff, Président des Fêtes Maritimes inaugurait la manifestation à bord de la Belle Poule en présence de Philippe Paul, Sénateur-Maire de Douarnenez, Michaël Quernez, Vice-président du Conseil général du Finistère et Jean-Michel Le Boulanger qui avait troqué sa casquette d’ancien Président des Fêtes pour celle de Vice-président de la Région Bretagne. Avec comme présence de charme, celle de Sam Davies venue honorer sa parole de marraine des fêtes de 2012. Le caractère parfois compassé de ce type de manifestation officielle a été heureusement perturbé par Ronan Tablantec, ludion de service, qui du haut du quai, n’hésitait pas à interpeler cet aréopage en coupant la parole à Jean-Michel Le Boulanger, dialoguant avec le Préfet Maritime dans la plus pure tradition des bouffons du roi. Le tout dans une bonne humeur évidente, qui montre bien qu’on peut faire les choses avec coeur sans se prendre au sérieux…

 

Granvillaise et Cancalaise rivalisent

Sur l’eau, le spectacle était au rendez-vous avec les différents défis : le principe en est simple. Il s’agit de se montrer au public sous ses plus beaux atours. La brise de mer qui s’est levée dans l’après-midi a permis d’assister à un spectacle somptueux des bateaux de travail qui n’ont eu de cesse de raser les moustaches des la jetée du Rosmeur, profitant des commentaires éclairés de Jacques Blanken et Michel Philippe. Forcément, d’autres unités sont venus se mêler à la fête depuis le mythique Pen Duick jusqu’aux barques catalanes, ravis de profiter de l’aubaine dans une bonne humeur communicative. Pendant ce temps, Bertrand de Broc faisait profiter ses invités d’une balade en baie de Douarnenez avant de revenir ce soir assister au premier tirage au sort de ceux des souscripteurs qui auront la chance de naviguer demain à son bord.

 

Une marraine très entourée

Au Café des Gens de Mer, les aventuriers polaires ont fait passer un vent de fraicheur sur cette première journée estivale avant qu’à l’initiative de l’association Dastum, le public ne s’intéresse à la transmission orale. Sam Davies, quant à elle, s’offrait un bain de foule en multipliant les signatures devant l’accueil des équipages. L’occasion pour le public de prodiguer ses encouragements à la navigatrice qui dès demain, va rentrer son monocoque en chantier pour des dernières modifications avant le Vendée Globe.

 

Le Mutin roi de la nuit

Sur les quais, la fête s’est prolongée tard dans la nuit. Outre les éclairages de Philippe Berthomé, le public a pu assister à une projection originale de films maritimes. C’est en effet les voiles du Mutin, échoué à quai pour l’occasion, qui ont servi d’écran pour que les spectateurs puissent dé »couvrir des documents originaux de Vittorio de Seta avant la projection du mythique Homme d’Aran de Robert Flaherty. Une opération qui sera renouvelée ce soir sur les voiles du Sourire, une goélette traditionnelle de Noirmoutier.

 

Musique : l’éclectisme revendiqué

Après les prestations remarquées de Badume’s Band et d’Officina Zoé, la scène de ce vendredi soir va s’ouvrir à Rodolphe Burger associé à Erik Marchand. Rock alternatif et chanson traditionnelle bretonne vont marier leurs sonorités pour un concert aux résultats surprenants. Mais c’est aussi la volonté de Temps Fête de choisir les chemins de traverse. The Octopus clôturera la fête sur une prestation déjantée, de rock « made in Douarnenez ».

Ainsi va la vie sur le port du Rosmeur. La journée de samedi devrait encore réserver quelques belles surprises avec une journée dédiée à l’invitée d’honneur de Temps Fête 2012, la Catalogne. Des concours de manœuvres réservés aux navires catalans, au Café des gens de Mer consacré à la culture maritime en Catalogne, le port finistérien va prendre un fort accent du sud. Le soleil a prévu d’être au rendez-vous, tout est donc dans l’ordre des choses.

 

 

 

 

Les temps forts de samedi 21 juillet

-       Dans la journée : démonstrations de tours humaine catalanes

-       14h30 Café des Gens de Mer : les travailleuses de la mer

-       15h00 concours de manœuvres des bateaux catalans (commentaires depuis le môle du Rosmeur)

-       15h00 défi de la plaisance des années 60-70

-       16h30 Café des Gens de Mer : la culture maritime en Catalogne

-       17h30 Mise à l’eau d’un bateau des Ateliers de l’Enfer (cale de la jetée du Rosmeur)

-       20h00 Ferran Savall (scène de l’Horloge)

-       21h45 Scène de l’Horloge : la Troba Kung-Fu

-       23h45 Scène de l’Horloge : Muyayo Rif

Compte-rendu samedi 21 juillet (3)

Sardanes et kan a diskan

 

voileslatinesIl fallait voir le ballet des barques catalanes manœuvrant avec, en arrière plan, les maisons bretonnes traditionnelles aux toits d’ardoise, pour comprendre à quel point la baie de Douarnenez sait se faire belle pour accueillir ses hôtes. Ce samedi, la Catalogne a pris le devant de la scène, offrant un vibrant hommage à la diversité des cultures… Des chants de marins à la construction des tours humaines, du fest-noz des cabarets des gens de mer aux rythmes électriques de Muyayo Riff, le port du Rosmeur s’est paré de couleurs inédites. Difficile d’ignorer le village catalan en ce samedi. Dès le début d’après-midi, les invités de temps Fête 2012 ont mis le feu au village, notamment en échafaudant leurs premiers Castells, ces fameuses tours humaines. Les Castells sont ancrés si profondément dans la culture de la Catalogne qu’ils ont été inscrits depuis 2010 au patrimoine mondial de l’humanité décerné par l’UNESCO. C’est spectaculaire, c’est risqué, cela demande de la persévérance ; toutes choses qui vont bien au teint de Temps Fête.

Les barques catalanes en vedette

Place aujourd’hui aux barques catalanes. En manœuvrant devant la jetée du Rosmeur, les équipages méditerranéens, rassemblés dans une même culture de Collioure à Barcelone, ont permis aux spectateurs de se familiariser avec le maniement de la voile latine. Du rôle de l’inclinaison de l’antenne à l’apprentissage de termes aussi peu usités le long des côtes de Bretagne que l’orse à proue, la guindoline ou le capion. Couleurs des barques, fluidité des manœuvres, les marins catalans ont démontré aussi que le patrimoine maritime ne s’arrêtait pas aux portes du détroit de Gibraltar. Pour ponctuer la démonstration, les patins catalans rappelaient aussi qu’il fallait déjà un savoir-faire certain pour manœuvrer ces petits catamarans traditionnels sans safran, dirigés par la seule action des voiles ou du poids du barreur. Comme pour faire écho, c’est aussi ce jour-là qui avait été choisi par les ateliers de l’Enfer pour mettre à l’eau, le Beg Braz, réplique d’un cotre de Carantec, preuve que la préservation du patrimoine est avant tout une affaire de volonté.

Femmes de tête et de cœur

Au Café des Gens de Mer, la navigatrice Isabelle Joschke, Delphine Garcin, adjointe de quart à bord de l’Etoile et Anne Criscuolo auteure d’un reportage photo sur les marins pêcheurs du Pays Bigouden, étaient venues débattre de la condition des femmes de mer. Une heure de débat chaleureux, sensible et attachant. Les trois dames ont montré qu’elles méritaient largement mieux qu’une place de figurante dans la nébuleuse des métiers de la mer. Remarque finale d’isabelle Joschke, frappée du coin du bon sens : « Quand le fait d’être une femme en mer sera devenu un sujet neutre, on pourra dire que la partie est gagnée. »

Castells, Gralles i Tambors

Il fallait voir les regards épatés des spectateurs observant l’édification des Castells. Une première grappe compacte et solidaire formant le socle de la tour, permettant à des partenaires de plus en plus légers de constituer des étages supplémentaires portant le sommet de la tour à près de huit mètres de hauteur. Pendant ce temps, les gralles i tambors faisaient découvrir les musiques traditionnelles du pays catalan. Le tout sous un soleil au caractère de plus en plus méridional. Musique : fest-noz et rythmes latinos Si la scène de l’Horloge va faire la part belle à l’invité d’honneur de la fête ce soir avec Toba Kung Fu, Jordi Savall et Muyayo Riff, c’est encore au nom d’un éclectisme assumé que le cabaret des gens de Mer proposera un fest-noz avec quelques uns des duos les plus talentueux du kan an diskan breton. Demain sera la dernière journée de Temps Fête. Pour ce dimanche il fallait un seigneur. Ce sera Paul Bloas, dont les peintures éphémères ornent déjà les murs des maisons du Rosmeur. Le peintre brestois se lancera sur la scène de l’Horloge accompagné par Serge Teyssot-Gay, ancien bassiste de Noir Désir. Puis viendra l’heure de l’envolée chromatique, pur moment de poésie avant le début du feu d’artifice. Un peu de nostalgie puis une explosion de lumières pour finir la fête en beauté… Certains auront peut-être ce sentiment étrange, qu’à peine commencée, la fête est déjà terminée. Les moments de grâce paraissent toujours trop courts.

Les temps forts de dimanche 22 juillet

- 9h30 Point presse (PC Presse – près de l’Abri du Marin) - 11h00 Départ de la Transat Classique Panerai - 14h00 Accueil équipages : Fest Deiz avec Spontus, Talec-Noguet, Sérot-Janvier - 14h30 Café des Gens de Mer : du Vaurien à la Course au Large, la voile pour tous - 16h00 Concours de manœuvres : bateaux de sauvetage et de servitude - 16h30 Café des Gens de Mer : les aventuriers de la science - 17h00 Guinguette : Les fils de Teuhpu Café des Gens de Mer : les travailleuses de la mer - 17h00 Démonstration du Céphée, chasseur de mines - 17h00 Cale Raie : démonstration de pieds lourds - 20h45 Scène de l’Horloge : Paul Bloas – Serge Teyssot-Gay - 21h30 Cabaret des Gens de Mer : Bobby & Sue - 23h00 Port du Rosmeur : l’envolée chromatique - 23h45 Feu d’artifice – Groupe Féerie

Compte-rendu dimanche 22 juillet (4)

Oh ! Les beaux jours

 

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Persiste et signe… Les organisateurs de Temps Fête avaient fait le choix de confirmer les directions prises depuis 2008. Remettre les bateaux au cœur de la scénographie, d’offrir au public de quoi rire et s’émouvoir sur les quais, de permettre aux marins de s’approprier le port du Rosmeur, de veiller au caractère profondément populaire et exigeant de l’événement. Pari réussi plutôt deux fois qu’une, avec comme complice une météo bénie des dieux.

 

Organiser un événement de la taille de Temps Fête, c’est se résoudre à faire des choix. Depuis maintenant quatre ans, l’équipe qui préside aux destinées des fêtes maritimes s’est fixée une ligne de conduite : retrouver l’esprit originel des premiers grands rassemblements en portant une attention particulière aux marins quelque soit la taille de leurs bateaux, créer une atmosphère de fête populaire tout en conservant une exigence culturelle, faire appel tour à tour à l’intelligence du spectateur, aux émotions, à l’esprit de fête… Réussir ce tour de force, c’est manier une alchimie subtile. Il suffisait de constater l’engouement du public, la bonne humeur permanente qui régnait sur les quais, pour comprendre que ce pari-là était gagné.

 

Yachts classiques et bateaux de service

C’était dimanche, le départ de la Transat Classique Panerai. Escortés par le Belem, les douze unités en partance pour La Barbade via l’archipel portugais de Madère se sont élancées à quatorze heures vers la sortie de la baie de Douarnenez. Mais auparavant, la flotte est venue virer une bouée à raser les jetées du port du Rosmeur, manière de faire admirer cuivres rutilants et ponts vernis une dernière fois.

Quelques heures plus tard, c’était au tour des bateaux de service et sauvetage de parader devant les jetées devant un public toujours aussi nombreux. Sur les quais, la foule se pressait pour visiter l’Etoile du Roy ou le Cephée, le chasseur de mines de la Marine nationale.

 

La peinture à l’huile

Le spectacle de Paul Bloas et Serge Tessot-Gay ne peut pas être considéré juste comme un concert comme les autres. Le peintre brestois a tout d’abord réalisé sur papier des toiles géantes de 3,20m sur 1,60m autour de deux thèmes principaux : un portrait de sardinière et un hommage à Daniel Le Flanchec. Douarnenez fut capitale de la sardine, mais aussi haut lieu des luttes ouvrières quand les femmes des conserveries revendiquèrent pour leurs droits. Daniel Le Flanchec, maire communiste de Douarnenez soutint la lutte des ouvrières jusqu’à proposer l’élection d’une femme Joséphine Penkalet comme conseillère municipale sur sa liste, à une époque où les femmes n’avaient pas le droit de vote. Les toiles de Paul Bloas témoigneront du passage de Temps Fête en restant collées sur les murs de la ville, soumises aux dégradations progressives du temps… Ce dimanche, Paul Bloas aura réalisé deux nouvelles toiles inédites sur les accords de la guitare de Serge Tessot-Gay. Deux toiles qui prendront place aux côtés des sardinières, mais où ?

 

Amuseurs de réverbères

Temps Fête ce fut aussi la part belle donnée aux irrévérencieux. De Ronan Tablantec décidant de s’offrir une parade solitaire au milieu du port du Rosmeur ou bien offrant ses chroniques quotidiennes sur la scène de l’Horloge à l’équipe déjantée de TVilaine.com organisant des championnats quotidiens de Pop-Pop – le Pop-Pop est un petit bateau de la taille d’une demi-boite de sardine mû par la chaleur d’une capsule de méta – la parole des empêcheurs de penser en ronron fut précieuse et contribua largement à l’esprit de la fête.

 

Un final digne de grands adieux

Pour ses adieux à la scène Temps Fête 2012 se devait de s’offrir un final à la hauteur de l’événement. Ce sera donc l’envolée chromatique dont on peut parier qu’elle aura fait vibrer la foule du Rosmeur à l’unisson, introduisant une dose de rêve indispensable à l’équilibre de tout individu normalement constitué. Enfin, la compagnie Féerie aura eu la lourde charge de clôturer la fête par un feu d’artifice mettant une dernière fois en valeur les mâtures des centaines de bateaux venus vivre ce qui restera comme une édition hors normes.

 

Temps Fête 2012 : bilan chiffré provisoire

Plus de 100 000 visiteurs

1500 bénévoles représentants plus de 70 associations

900 bateaux sur les quatre jours de fête

153 entreprises membres du club des entrepreneurs

 

Déclaration de Loïc Hénaff, Président des Fêtes Maritimes de Douarnenez :

« Comme le public présent à Douarnenez, nous sommes heureux et fiers d’avoir réussi cette édition 2012. On pourra évoquer la chance d’avoir bénéficié du soleil, mais la fortune sourit aux audacieux. Nous avons voulu une fête qui ait du sens et le public l’a parfaitement compris et approuvé. Maintenant, rien n’est jamais acquis. Nous sommes conscients que nous sommes sur un modèle économique fragile du fait des charges de plus en plus lourdes qui pèsent sur des manifestations comme la notre. »

 

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